QU'ETAIT DONC CE CHATEAU DE VILLEDIEU? |
Ce fut à l'origine un véritable château féodal
avec tours, fossés, pont-levis, ce dernier avait deux petites
tours dont les vestiges étaient encore visibles au début
du 19e siècle. Si son architecture ne présentait
rien de remarquable, la Commanderie constituait toutefois un
ensemble assez pittoresque, avec ses bâtiments couverts de
tuiles qu'entouraient des douves profondes et un immense jardin
entièrement clos de murailles ayant six pieds d'épaisseur.
En 1789, toute trace de défense a disparu. Ce qui s'appelait
encore le château était précédé
d'une cour dans laquelle on entrait d'abord par un petit portail,
puis par un grand. L'entrée du corps de logis s'effectuait
par un escalier de bois. Derrière les bâtiments, les
douves et les jardins. Sous une tour, il y avait une petite prison
où fut enterré, dit-on, un roi de Jérusalem.
Sur la place qui précédait le château, un curieux
bâtiment de deux étages masquait en partie le grand
portail d'entrée. C'était la halle au marché
que prolongeait le fournil où chacun venait obligatoirement
cuire son pain, car, par ordonnance du Sénéchal, il
était interdit de moudre en dehors du moulin "banal",
en l'occurence celui de Fraud, interdit de cuire en dehors du four
"banal" situé devant le château, et ce, les
mercredis et samedis exclusivement. Dures journées pour les
boulangers... mais en ce temps-là, chacun cuisait son pain.
Le château fut vendu nationalement le 14 novembre 1792.
La chapelle du château se trouvait sensiblement où
se trouve actuellement la chapelle du St Sacrement. Elle fut consacrée
le 3 novembre 1455.
Quant à l'église de Villedieu (l'ancienne), elle fut
commencée en 1826 et ne fut reconnue paroissiale qu'en 1833.
On raconte alors qu'un groupe de paroissiens emmenés par
M. Johannès se rendit ANGERS pour demander un curé à Mgr Montault. La réponse fut assez sèche :
"Quand
vous aurez une église, vous aurez un curé.
- Mais
Monseigneur, nous en avons une, répondit M. Johannès.
-
Eh bien! il y a un jeune curé qui sort d'ici, rattrapez-le
et s'il accepte, je vous le donne pour curé."
La chasse à l'homme s'organisa dans les rues d'Angers, et
bientôt l'ecclésiastique fut abordé poliment
par M. Johannès qui lui exposa sa demande.
C'est ainsi, dit-on, que M. l'abbé PELTIER devint le premier
curé de Villedieu et fut installé le 21 novembre 1833.
Il repose dans le cimetière de Villedieu dans le tombeau
près de la croix centrale.
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