EGLISE SAINT CHRISTOPHE DE LA BLOUERE
HISTORIQUE
La paroisse de La Blouère dépendait d'un prieuré de Saint-Jouin-de-Marne (abbaye du diocèse de Poitiers) du 12e au 18e siècle.
La cure, quant à elle, relevait de l'évêque d'Angers. De nombreuses chapelles, telles que Saint-Nicolas, Saint-Michel et Sainte-Barbe, étaient désservies en l'église. En 1833, la paroisse de Villedieu est créée, la commune comprend alors deux paroisses dont les limites sont fixées par l'ordonnance de 1834.
En 1860, La Blouère entreprit la construction de son église actuelle tout en conservant l'ancienne église (du 12e siècle) jusqu'en 1872 pour les besoins du culte. Le nouvel édifice fut confié à l'architecte de Beaupréau, Alfred Tessier. En 1860, il oeuvre simultanément sur les chantiers de Tillières, Drain, Trémentines et La Blouère. Ces églises présentent de nombreuses similitudes. Parmi elles, on reconnaît à La Blouère, le clocher placé au-dessus du porche, le chevet à 5 pans coupés, les baies géminées avec un remplage à rosace, les voûtes d'ogives à clefs peintes et l'emploi du fer dans la charpente (peut-être responsable des lézardes et du vieillissement accéléré du bâtiment).
La principale source ornementale du 19e siècle est le Moyen-Age. Ainsi Tessier, élève de l'architecte Tournesac qui introduisit le style néogothique en Maine-et-Loire, évoque souvent dans ses rapports, les modèles gothiques dont il s'inspire. Ici, le style néogothique est souligné notamment par les arcs brisés des ouvertures et les décors de feuillages des colonnettes.Détail d'un des vitraux

SAINT CHRISTOPHE
Christophe qui signifie en grec "Porte-Christ" apparaît dans les récits légendaires au 11e siècle. Il était censé protéger de la "male mort", la mort subite sans confession, très redoutée au Moyen Age. Ce saint était aussi invoqué contre la peste.
Sa statue placée dans le choeur et le vitrail de la chapelle sud le figurent portant l'enfant sur ses épaules et le pantalon retroussé pour marcher dans l'eau.

SAINT SEBASTIEN
Une statue en bois du 17e siècle est placée à gauche dans le choeur. Elle figure Saint Sébastien à demi-nu, criblé de flèches. On le dit capitaine à Rome de la garde de Dioclétien vers 285. Comdamné pour sa religion en 288, il est martyrisé par sagittation (flèches) et bastonnade. Saint Sébastien est reconnu guérisseur vers 680, après une épidémie de peste à Rome. Il devient populaire du 14e au 17e siècle quand l'Occident chrétien subit le fléau de la mort noire. Il est également protecteur du bétail contre la fièvre aphteuse.
Les archives de Villedieu et de La Blouère font état d'épidémies terribles, de terres pauvres, froides et de la présence de sorciers, guérisseurs et autres devins sur le territoire. Les nombreuses représentations de saint Sébastien évoquent le mal qu'il attire à lui pour protéger la population mais aussi le sacrifice de l'Eucharistie. "Il est pratiquement le seul, avec saint Jean-Baptiste et le Christ, à dévoiler son corps au culte de Dieu, intermédiaire incarné du rapport entre le ciel et la terre",écrit J.-P. Joecker.

LE MONUMENT AUX MORTS


Dans la nef, à gauche, le monument aux morts est composé d'un autel où sont gravés des noms des disparus et d'un tableau situé au-dessus. Ce dernier met en scène un prêtre soldat donnant l'absolution à un mourant sur fond de bataille. Dans le ciel, une croix et une ancre de marine (l'espérance) apparaissent en gloire à côté d'un ange porteur des symboles du martyre : la couronne et la palme. Les luttes religieuses qui divisaient la France se sont apaisées au lendemain de la Grande Guerre. La présence de religieux parmi les soldats a fait naître une fraternité de front. Ainsi, lors de l'inauguration de ce monument, le 19 novembre 1920, on notait la présence, parmi les anciens combattants, de l'Abbé Moreau, ex-lieutenant au 135e régiment d'infanterie et chevalier de la Légion d'honneur.





LA CHAPELLE DE LA SALETTE

Au nord de l'église, on accède à la chapelle Notre-Dame-de-La-Salette, qui a été adjointe postérieurement à l'église en 1872. Elle commémore l'apparition de la vierge à deux jeunes bergers de la Salette, en Isère, en 1846.

Ce document est tiré du livret "Eglises accueillantes des Mauges"

 
©2002-2010 Villedieu la Blouère. Tous droits réservés.